TIC & DEVELOPPEMENT ?
Il serait prématuré d'entamer des sujets essentiels liés à ce blog sans pour autant faire la lumière sur les motivations profondes qui m'ont conduit à animer cet espace de réflexion: Tic et développement.
Sujet prétentieux me dira-t-on, car d'aucun soutiendront qu'il est absurde de considérer que les Technologies de l'information et de la communication peuvent amener au développement.
Loin de là, car nous n'allons pas rentrer dans ce débat préhistorique.
Il sera ici question de chercher a savoir en quoi les TIC peuvent-elles soutenir les actions de développement ? Les TIC touchent tous les secteurs et influencent les différentes couches de la société. Elles sont présentes au sein d’organisations non lucratives, privées ou publiques. Les TIC influencent considérablement de nombreuses actions d’appui menées au titre de la coopération au développement. Le défi consiste à ne pas résumer les TIC à des supports techniques, mais à les intégrer dans l’élaboration des politiques de développement. Les TIC doivent jouer un rôle complémentaire d’amplificateurs des actions de développement. Ainsi il apparaît nécessaire d’associer les différents acteurs aux décisions portant sur l’usage des TIC.
C'est quoi donc les TIC?
Comme le soutient E. Eveno, les TIC composent une panoplie de techniques dédiées à la distribution, à l’acheminement, à la collecte, la transformation (traitement), à l’exploitation de l’information. Si l’on considère d’abord la notion de communication, les Tic incorporent la télévision et la radio, si c’est la notion d’information qui prime il conviendrait alors de considérer l’informatique.
Elles deviennent outils de communication quand elles permettent la mise en relation d’au moins deux individus ou groupe d’individus.
Pendant des siècles, l’accès à l’information était réservé à une élite. Aujourd’hui, il se démocratise grâce à Internet. Il suffit de taper quelques mots-clés sur un moteur de recherche pour obtenir des informations. En quelques années, Internet est passé d’un phénomène marginal à un média "incontournable", au cœur de notre existence. C’est la technologie de communication qui a le plus bouleversé notre vie depuis l’invention de la télévision. Il y a aujourd’hui plus d’un milliard de personnes en ligne, qui se connectent, communiquent et partagent les données. Toutefois, cela ne représente que le cinquième de la population mondiale. Il s’agit pour l’essentiel d’habitants de pays développés.
Quelle est la place de l'Afrique dans la Société du Savoir?
L'Afrique bien entendu ne joue qu'un rôle marginal dans ce rendez-vous de la toile mondiale et il est question ici de réfléchir sur cette piste de manière à conscientiser la population sur les véritables enjeux de la révolution numérique inhérente à notre temps.
A l’heure actuelle, la fracture numérique est bien réelle et le taux de pénétration d’Internet dans les pays développés est presque dix fois plus élevé que dans les pays émergents. Seuls, en effet, quelques rares privilégiés des pays en voie de développement résidant dans les zones urbaines disposent d’une ligne de téléphone fixe. En Afrique subsaharienne, moins de 1 % des foyers sont équipés d’une ligne fixe. Même si chacun d’eux disposait d’une connexion haut débit, ils ne pourraient pour la plupart s’offrir un ordinateur - dont le prix représente plusieurs fois leur revenu annuel moyen. Toutefois, à terme Internet va aussi se développer dans les pays pauvres.
L’accès à Internet par la téléphonie mobile jouera, selon le PDG de Google, un rôle important pour combler le fossé entre pauvres et riches. Les téléphones portables sont moins onéreux que les ordinateurs de bureau. Ils sont trois fois plus nombreux, ils se développent deux fois plus vite et sont de plus en plus dotés d’un accès à Internet. De surcroît, la Banque mondiale estime que plus des deux tiers de la population du globe est desservie par un réseau de téléphonie mobile. Le portable sera le prochain phénomène technologique majeur, ouvrant beaucoup plus largement l’accès à Internet et à ses avantages. La numérisation va permettre aux populations des pays émergents d’accéder à la même information que celle dont on dispose dans les pays développés. Ainsi un écolier africain pourra aussi trouver des articles pour sa recherche provenant du monde entier.
Ainsi dit, des perspectives sont bonnes pour le continent Africain en dépit maintenant de quelques obstacles liés à l'agencement des politiques publiques des Etats ainsi qu'une législation afférente qui auront pour effet de doper l'accélération de la numérisation du continent et aussi surtout de protéger les œuvres spirituelles des acteurs de l'internet dans le continent.
Je termine ces lignes en vous proposant cette réflexion: « L'information pour faire développer l'Afrique existe mais ne circule pas, il revient à chaque Africain de s'impliquer pour faire circuler l'information du développement... »
Toussaint MUNDELENGOLO